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Taxonomies WordPress

Le mot taxonomie vient du grec ancien, de la combinaison de deux termes :

  • taxis (τάξις) qui signifie "arrangement", "ordre" ou "classification"

  • nomia (νομία) qui signifie "loi" ou "règle"

En combinant ces deux mots, on obtient donc "taxinomia" qui a évolué vers "taxonomie" et qui signifie littéralement "arrangement selon une règle". C'est exactement le sens que prend le terme en français : un système de classification permettant d'organiser des concepts, des objets ou des entités selon des critères spécifiques.

Les taxonomies dans WordPress

Dans WordPress, une taxonomie est un système de classement des contenus. Les deux que vous utiliserez au quotidien sont les catégories et les étiquettes (tags), qui s'appliquent aux articles. Chaque élément d'une taxonomie s'appelle un terme : « Recettes » est un terme de la taxonomie « Catégories ». Et chaque terme crée automatiquement une page d'archive qui liste les articles concernés.

Les catégories : le classement principal

Les catégories se gèrent dans Articles > Catégories. Elles servent à ranger les articles dans les grandes rubriques du site.

  • Elles sont hiérarchiques : une catégorie peut avoir une catégorie parente (« Desserts » sous « Recettes »). Afficher la catégorie parente montre aussi les articles de ses sous-catégories.

  • Chaque catégorie a un nom, un slug unique utilisé dans l'adresse (par exemple /category/recettes/) et une description facultative, que certains thèmes affichent en tête de l'archive.

  • Un article a toujours au moins une catégorie. Si vous n'en choisissez aucune, il reçoit la catégorie par défaut, appelée « Non classé » sur une installation en français. Elle ne peut pas être supprimée, mais vous pouvez la renommer, ou en désigner une autre dans Réglages > Écriture.

  • Supprimer une catégorie ne supprime pas ses articles : ils sont rattachés à la catégorie par défaut.

En pratique, une à deux catégories par article suffisent. Un site avec une dizaine de catégories bien choisies est plus lisible qu'un site avec cinquante rubriques qui contiennent chacune deux articles.

Les étiquettes : des mots clés transversaux

Les étiquettes se gèrent dans Articles > Étiquettes, ou directement dans l'éditeur de l'article.

  • Elles ne sont pas hiérarchiques : ce sont des mots clés libres.

  • Elles sont facultatives : un article peut n'en avoir aucune.

  • Elles relient des articles de rubriques différentes autour d'un même thème.

Le piège classique est d'en créer une nouvelle à chaque article. On se retrouve avec des centaines d'étiquettes utilisées une seule fois, et autant de pages d'archives presque vides.

Catégories ou étiquettes : un exemple

Sur un blog de cuisine :

Taxonomie

Rôle

Exemples

Catégories

Le type de plat, la rubrique principale

Entrées, Plats, Desserts

Étiquettes

Une caractéristique commune à plusieurs rubriques

Végétarien, Rapide, Sans gluten

Un « Gratin de légumes » sera dans la catégorie Plats, avec les étiquettes Végétarien et Sans gluten. Le visiteur peut ainsi parcourir tous les plats, ou toutes les recettes végétariennes, entrées et desserts compris.

Pages d'archives et référencement

Chaque catégorie et chaque étiquette génère une page publique. Ces pages peuvent être utiles pour le référencement si elles sont soignées : une vraie description, assez d'articles, un titre clair. Elles deviennent nuisibles quand elles sont nombreuses, presque vides ou en doublon (une catégorie « SEO » et une étiquette « SEO » qui listent les mêmes articles).

Deux règles simples :

  • évitez qu'une catégorie et une étiquette portent le même nom ;

  • si vos étiquettes sont nombreuses et peu utilisées, réduisez-les, ou empêchez leur indexation avec votre plugin SEO (c'est le cas de Rank Math et de ses équivalents). Voir aussi la page SEO WordPress.

Les taxonomies personnalisées

Vous pouvez créer vos propres taxonomies, souvent associées à un type de contenu personnalisé : une taxonomie « Ville » et « Type de contrat » pour des offres d'emploi, « Genre » et « Réalisateur » pour une base de films. Elles peuvent être hiérarchiques comme les catégories ou libres comme les étiquettes.

Trois façons de les créer :

  • avec une extension comme ACF, qui permet depuis sa version 6.1 d'enregistrer des types de contenu et des taxonomies sans code ;

  • avec une extension dédiée comme Custom Post Type UI ;

  • en code, avec la fonction register_taxonomy() (documentation officielle).

Le sujet est développé dans la page Custom Content Types : CPT et taxonomies. Pour voir la gestion des catégories et des étiquettes à l'écran, la formation WordPress y consacre plusieurs leçons.

Auteur : Jean-Noël Mathonnet

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